Buddha / Statue de Buddha

Bouddha / Statue de Bouddha signification

Plusieurs d’entre nous avons déjà vu une statue de Bouddha. Mais qui est ce personnage. Vous devez d’abord savoir que « Bouddha » n’est pas un nom (comme Alex ou Claude) mais bien un titre qui veut dire : « Celui qui Comprend » ou « Celui est qui est Éveillé ». C’est à Siddhartha Gautama, noble né au nord de l’Inde il y a plus de deux mille cinq ans, que l’on a donné ce titre.

Siddhartha Gautama est né dans le nord de l’Inde, il y a plus de deux mille cinq cents ans. Il appartenait à la caste des Ksatriya, celle des guerriers et des princes. D’après la tradition, son père et sa mère étaient roi et reine. Il se maria à seize ans et eu un fils. Malgré sa vie de plaisir, de luxe et d’aisance, malgré la très bonne éducation et l’excellente formation dans différents arts martiaux qu’il reçues, malgré l’enseignement de vieux sages sur diverses traditions, croyances et superstitions de son époque, il ne menait pas une existence heureuse comme nous pourrions le penser, mais il ne cessait d’éprouver une profonde insatisfaction.

Comme il s’était marié et avait eu un fils, selon la tradition de sa caste, il avait ainsi accompli son devoir familial. Il pouvait donc désormais se consacrer à sa vie spirituelle. Alors qu’il était dans sa trentième année, par une nuit de pleine lune, après un dernier regard à son épouse et à son fils endormis, il se faufila silencieusement hors du palais. Il chevaucha jusqu’à la frontière du territoire des Shakya. Cheveux et barbe coupés, il quitta ses vêtements de prince pour ceux d’un ascète errant (robe safran). En Inde, il existait de nombreuses personnes qui enseignaient des voies pouvant conduire à la réalisation de soi, dont une des plus courantes, à l’époque, était celle de la mortification. C’est cette orientation que Siddhartha choisit. D’abord sous l’autorité des maîtres de l’époque, il forma, par la suite, son propre groupe avec cinq autres disciples. il acquit une certaine renommée dans cette pratique de l’ascèse pratiquant les austérités les plus sévères.

Il espérait qu’une existence de renoncement à soi et d’austérité lui donnerait la clé de son questionnement. Cette recherche de la vérité se poursuivit ainsi pendant six ans. Mais après avoir mené ce genre de vie pendant six années, il dut en arriver à la conclusion qu’il était encore loin de pouvoir comprendre la condition humaine. Il comprit alors que le déni de soi était, tout autant que l’indulgence pour soi, un obstacle à l’Éveil. Il réalisa que ce n’était pas le chemin de la vérité, ni le chemin de l’Éveil. Il découvrit la valeur de la Voie du milieu. Ainsi que les cordes d’un instrument de musique ne doivent être ni trop tendues, ni trop lâches, pour produire un son, la pratique spirituelle ne doit être ni trop laxiste ni trop austère pour être efficace.

Siddhartha Gautama décida donc d’abandonner la pratique des austérités. Pensant qu’il s’éloignait de la vérité, ses disciples le quittèrent, les uns après les autres. Il partit alors dans la forêt, où il demeura seul. Il s’assit à l’ombre d’un grand arbre, l’arbre bodhi (« bodhi » signifie éveil), et il prit une grande résolution : « Je ne me lèverai pas de cet endroit avant d’être éveillé ». Puis il entra en méditation. Il développa sa concentration avec cette pratique de la méditation, nuit après nuit, jour après jour, contrôlant, concentrant et purifiant son esprit, supprimant les blocages mentaux.

À la nuit de la pleine lune de mai, alors qu’il était assis absorbé dans la contemplation du corps et de sa respiration, il dirigea son esprit sur les aspects fondamentaux de la vie. Comme il pénétrait en esprit au cœur de questions fondamentales, il eut accès à la connaissance, la vision vraie et la lumière. L’Illumination s’imposa à lui, l’Éveil complet était enfin arrivé. Il avait atteint un état de vision claire et parfaite, de bienveillance sans limite pour tous les êtres, et avait éloigné de lui l’avidité, la haine et l’ignorance. Il avait surmonté la souffrance sous toutes ses formes. Cet état, qui correspond à la plénitude de la Sagesse et de la Compassion, permit à Siddharta Gautama de devenir le Bouddha.

En atteignant l’éveil, il se trouvait dans un état de contentement absolu, cependant, par compassion pour les souffrances du monde et des humains, il passa les dernières quarante-cinq années de sa vie à enseigner les moyens – ou dharma – pour que d’autres réalisent l’expérience de l’éveil. Pendant toutes ces années, le Bouddha a sillonné l’Inde enseignant les hommes, selon leurs aptitudes à comprendre. Bouddha enseignait à tous ceux qui se présentaient à lui. Progressivement il parvint à développer la sagesse et la perspicacité de ses disciples jusqu’à ce qu’ils soient prêts à recevoir son enseignement le plus élevé, le Dharma merveilleux du Sutra de la Fleur de Lotus. Il était devenu le plus grand des maîtres spirituels de l’Inde, et lorsqu’il mourut des dizaines de milliers de ses disciples pleurèrent son départ.

C’est ainsi que Siddharta Gautama, prince indien, devint Bouddha, l’Éveillé fondateur d’une tradition spirituelle : le Bouddhisme. Ce que nous appelons aujourd’hui le bouddhisme, sous toutes ses différentes formes culturelles, n’est autre que l’héritage de l’enseignement de Siddhartha Gautama, devenu Bouddha.

 

Les statues de Bouddha

Nous avons vu plus haut que le bouddhisme s’était développé sous ses différentes formes culturelles, il ne faut donc pas s’étonner de la différence des représentations de Bouddha qu’on soit en Inde, en Thaïlande, en Chine ou au Japon. Le Bouddha couché thaïlandais, le Bouddha japonais rond et sérieux, le Bouddha rieur chinois (qui ne représente pas Siddhartha mais plutôt Bu-dai) sont autant d’exemples que nous pouvons rencontrés. La diversité est toujours présente, que ce soit pour la posture ou pour le style artistique.

Il faut savoir également que toutes les statues appelées « Bouddha » ne représentent pas toujours en fait le même personnage. Nous y reviendrons plus loin.

 

La représentation de Bouddha en Thaïlande

La représentation du Bouddha sous forme humaine doit respecter des règles précises qui ont été codifiées dès les origines : l’aspect physique, la forme des vêtements, les fonctions de ses postures et gestes. Sur son corps, à chacune de ses renaissances, il y a 32 marques principales. 80 autres marques secondaires viennent compléter le tout. Elles traduisent son état de grand homme prédestiné à l’illumination et expriment sa sagesse et ses mérites acquis au cours de ses existences successives.

En Asie du Sud-Est, en Thaïlande entre autres, le personnage que l’on retrouve un peu partout est ce qu’on appelle le Bouddha historique, Siddhartha Gautama. Sa représentation rappelle son origine noble : grand, élancé, traits réguliers, de longues mains et des pieds délicats. Il va sans dire que puisqu’il a vécu et enseigné une vie de modération, on le représente plutôt mince.

Vous pourrez observer également des cheveux bouclés, une protubérance crânienne et des lobes d’oreilles démesurées. On explique l’élongation des lobes de deux manières différentes. La première réfère à son origine : issu d’une famille noble, il a dû porter de riches ornements, des bagues, des colliers…. et des boucles d’oreilles. Après son changement de vie, il retira toutes ses parures, mais les oreilles restèrent allongées.

 

Suite à suivre prochainement…